Text

Je suis journaliste pour la société de production Troisième Oeil et prépare actuellement un reportage abordant le mariage gay et l’homoparentalité.

Aux vues de l’avancée historique du 23 Avril pour l’égalité des Français en matière de famille, nous souhaitons donner la parole aux familles homoparentales.

Nous avons déjà recueilli les témoignages de 3 couples qui sont devenus parents grâce à la co-parentalité, la GPA et la FIV.

Nous désirons étoffer ce reportage par le parcours d’une famille dont les parents projetteraient, par exemple, d’officialiser leur amour par le mariage ou le partage de l’autorité parentale avec leur conjoint(e).

Aux vues de tous les témoignages “d’enfants d’homos” que vous avez, je n’en doute pas reçus, j’ai pensé que ce projet pourrait intéresser certaines des familles avec lesquelles vous êtes en contact.

Je suppose que vous devez être très sollicités depuis le passage de la loi, mais je serais ravie que vous me donniez l’opportunité d’en discuter avec vous.

Ma ligne directe:
01 44 29 95 86

En espérant une future collaboration,

Isabelle
isamcasting@gmail.com

Text

Bonjour à tous! Je m’appelle Mathilde, j’ai 21 ans et je suis étudiante à l’école de photographie de Vevey. Je dois développer sur 6 mois un projet personnel libre. Me sentant moi-même concernée par le sujet et convaincue qu’il y a encore du travail à faire pour lutter contre l’homophobie et les préjugés concernant l’homosexualité/bisexualité et les homosexuels/bisexuels, je souhaiterais traiter de ce sujet dans mon projet personnel. 

Mon idée serait de faire des photos de familles, comme elles étaient faites à l’époque, mais de familles homoparentales. Je ne connais malheureusement aucune famille homoparentale moi-même, c’est pourquoi j’ai décidé de passer par le biais de diverses associations et de soumettre ma demande sur ce blog. Je suis au tout début de ma démarche et me pose encore des questions sur la faisabilité de ce projet et vous demande également votre avis.  
En espérant des réponses positives de votre part, je vous envoie mes meilleurs messages.
Mathilde 
Text

Bonjour,je suis une adolescente et je n’est jamais eu de père

Je recherche un papa de cœur,mais je ne veux pas d’un papa dit “normal”.(mais pour moi un papa gay ou non est un papa)

Je recherche un papa gay car:

- un papa gay est un papa plus attentionné.

- Un papa gay car il n’a pas la chance d’avoir un enfant (avant des années)

- un papa gay est plus heureux et rend plus heureux les gens qui l’aime.

-…..ect

A mon avis la loi s’inquiète pour rien car les enfant de personne homo sont plus éduquer et plus heureux.

Si un jour je trouve un père de cœur je serait heureuse . Je serait fière de mon père et j’assumerait.

Text

Salut !

Aucune chance que mon témoignage soit publié sur ce blog, mais je tente quand même :)

Ma mère a “fait un bébé toute seule”, puis quelques temps plus tard s’est mise en couple avec une autre femme.

J’ai été bien élevée et j’ai passé une enfance heureuse, mis à part le fait que j’ai eu des difficultés d’intégration sociale avec mes petits camarades, je n’arrivais jamais à m’intégrer dans un groupe. A ce jour encore je ne sais à quoi c’est du.

Quand j’ai eu 12 ans j’ai compris que ma “belle-mère” n’était pas qu’une amie de ma mère qui vivait avec elle en m’élevant. Qu’à cela ne tienne, j’ai continué de grandir, je n’étais pas malheureuse.

En revanche ça me cassait les pieds qu’il n’y ait jamais d’hommes. A la maison, aucun homme ; pendant les sorties au restaurant, aucun homme, tout le temps des femmes. Et ça, j’en avais marre. Par ailleurs, ma meilleure amie était homophobe, donc je ne lui ai rien dit pour mes parents, ce qui a nécessité des ruses pour l’inviter à la maison (il fallait qu’il n’y ait qu’une de mes deux parents, toujours la même), et des mensonges.
Parce qu’on peut aimer ses parents homos et aimer ses amis homophobes, ce n’est (malheureusement) pas incompatible.

Vers la fin de l’adolescence ça a commencé à se compliquer. Je me suis mise en couple avec un homme, bien viril, barbu, à la limite du machisme, et légèrement anti-gays (masculins du moins) sur les bords, sans manifestation extérieure (clairement anti-homos depuis que la loi sur le mariage s’impose par la force… et oui, ça réveille bel et bien des homo”phobies” qui ne demandaient qu’à s’endormir !).

Et puis mon “père” est réapparu dans ma vie, expliquant qu’il avait progressivement été évincé de mon éducation par une attitude méfiante de la compagne de ma mère qui craignait une certaine concurrence dans la parentalité. Après tout, lui n’était qu’un “donneur” à la base, et n’aurait jamais pu s’installer avec ma mère pour m’éduquer, puisqu’il était marié…

Aujourd’hui j’estime avoir un mauvais rapport avec les hommes. J’ai eu par un temps un besoin impulsif de les séduire, et puis quand c’était fait de m’en désintéresser. Maintenant que je suis en couple, je suis dans une relation fusionnelle : j’ai enfin l’amour d’un homme, et psychologiquement je suis conditionnée à tout faire pour garder cet amour.
Et outre cela je me retrouve avec trois parents sur les bras, dont certains jaloux les uns des autres, mon père tentant de prendre une place, et moi tentant de lui en donner une en n’oubliant pas celle de ma “belle-mère”.

Donc au final je ne suis pas traumatisée, ça va. J’ai eu une enfance et une adolescence heureuse, et aujourd’hui je vais à peu plutôt bien. Mais il ne faut pas compter sur moi pour aller clamer que l’homoparentalité c’est trop génial. D’une part, même avec le foyer heureux que j’ai eu, j’aurais détesté ne pas connaître mes origines biologiques et j’aurais tout fait pour retrouver mon père. D’autre part, pour mon cas, l’homoparentalité a eu une incidence sur ma construction psychologique. Enfants d’homo, on ne peut pas vraiment mesurer les incidences que le couple de nos parents a eu sur nous. Et si pendant des années l’insouciance peut dominer, je suis sûre que certaines choses finissent toujours par remonter. Si ce n’est à 20, ce sera à 40 ans, ou au moment d’avoir ses propres enfants, ou au moment du couple, ou du décès, ou que sais-je encore. S’il y a des chanceux qui passent entre les mailles du filet, tant mieux pour eux, mais je doute qu’il s’agisse de la majorité.

J’ai été élevée par des homos et, oui, je vais bien. Mais en aucun cas je ne dirai que c’est souhaitable, et je n’ai en tête que de donner à mes propres enfants une maman ET un papa. Et autant d’amour que j’en ai reçu.

Text


Lorsque j’étais petite, ma mère est tombée malade  et  était  incapable de nous élever mon frère et moi ,  c’est mon père qui a continué a entièrement  nous assumer avec la personne qui partageait sa vie, qui c’est trouvé être un homme,  et je suis assez agacée de voir certaines personnes clamer haut et fort que les enfants issus de familles homo-parentales sont différents, perclus de complexes ect… vu que mon expérience prouve tout à fait le contraire !
J’ai eu la chance d’avoir un beau-père exceptionnel, qui nous élèves depuis le berceau comme ces propres enfants, nous aimes d’un amour inconditionnel, amour que nous lui avons toujours retourné.
Plus qu’un simple beau-père, c’est mon deuxième père, il n’y a jamais eu aucune ” hiérarchie” entre mes deux parents.
Donc oui, mes parents sont gays, et je vais très bien !
Ayant un fort caractère, rarement j’ai été attaquées sur ma ” différence ” et j’ai toujours tiré le meilleur de ma situation, je pense qu’être issu d’une famille homo parentale amène une ouverture d’esprit incommensurable, une tolérance à l’égard du monde qui nous entoure, tolérance dont certains devraient s’inpirer.
Mon enfance a été tout ce qu’il y a de plus normale, je me considère bien élevée, j’ai un projet d’avenir bien construit, bref : je suis une adolescente de presque 18 ans tout ce qui il y de plus basique, à la différence près que j’ai 2 papas, et une maman.
Voir cette structure familiale comme une tare est pour moi la pire des insultes, d’où mon message sur ce site.

Avoir lu les différents témoignages m’a émue, je salue l’initiative de ce site !

Merci de m’avoir lue,

Nolwen.

Text

Dans la cadre d’un documentaire sur l’homoparentalité pour une grande chaîne hertzienne, nous sommes à la recherche d’enfants majeurs issus d’une famille homoparentale . Vos parents ont eu recours à la procréation médicalement assistée ou à l’adoption pour vous avoir, vous êtes fière de votre famille, de votre histoire et vous souhaitez témoigner pour affirmer vos liens de parenté. Contactez Alexandre rapidement par téléphone au 01 53 56 43 47 ou bien par mail à docutf1@gmail.com.

Text

Bonjour

Pour l’hebdomadaire français “Le Parisien Magazine”, je suis à la recherche (urgente) de témoignages d’enfants d’homosexuels issus de la PMA et de couples homosexuels ayant eu (ou ayant l’intention d’avoir) recours à la PMA (IAD). Nous préparons un dossier de six pages sur ce sujet avec témoignages et photos.

Pouvez vous m’aider?

Si vous ne pouvez pas m’aider directement, tous les conseils sont les bienvenus!

Merci d’avance!

Aude Rossigneux

Grand Reporter

Tel. : 01 80 49 13 48

arossigneux@leparisienmag.fr

Text

Bonjour,

je vais essayer de faire plus court que la dernière fois. Je souhaiterais revenir sur certains point que vous évoquez dans votre réponse.

Tout d’abord, le fait que le choix d’un modèle familial repose sur des croyances…Alors bien sûr, dans le cas du choix de VOTRE modèle familial à vous, vous pouvez ne vous reposer que sur de simples croyances. Vous êtes libres. Le problème ici c’est que l’on parle de légiférer sur la vie des autres. Et c’est bien dans ce cas là qu’il devient illégitime de se reposer sur SES croyances pour décider de leurs droits, vous en conviendrez. D’autant qu’encore une fois, il y a tout de même de nombreux cas empiriques comme vous dîtes, qui montre le bien être des enfants élevés hors du cadre père-mère. Je ne suis pas contre la théorie, mais si elle contredit les faits, elle doit être modifiée, ça ne me paraît pas une affirmation incroyable.

Ensuite, il y a de nombreuses choses que l’on sait empiriquement: en particulier que la famille est bien une construction sociale, puisque c’est un système de hiérarchie consciente des relations, qui crée et garde la trace de liens particuliers entre des personnes désignées. L’espèce humaine est bien la seule à avoir mis en place un tel système de traçage des liens, malgré tout très variable dans sa définition d’une époque à l’autre et d’une civilisation à l’autre, ce qui appuie encore son caractère social. (importance des liens de sang ou pas, polygamie (dont polyandrie!) ou monogamie, reconnaissance d’une appartenance familiale au delà du 1er degré ou pas, éducation des enfants par une cellule “familiale” ou en commun par toute la tribu, etc…). Qui plus est, le fait que seuls un homme et une femme puissent donner naissance à un enfant n’implique aucunement qu’ils doivent être en charge de son développement, ce n’est d’ailleurs déjà pas comme ça dans “la nature”, pour reprendre vos termes, où dans de très nombreuses espèces le géniteur ne participe pas la protection ou au développement des petits, et de nombreuses autres où l’unité de base de protection des petits est le groupe ou la meute. Plus encore, la nature n’inclut pas de notions de bien et de mal tout simplement. Dire d’une chose qu’elle est naturelle ne dit rien sur son caractère bon ou mauvais selon nos conceptions à nous. Or la prise ne charge humaine des petits ne repose pas seulement sur la protection mais surtout sur la définition du bien et du mal, la transmission de valeurs, de connaissances, de codes et sur le développement de relations affectives…ce que la biologie ne prévoit aucunement. Il s’agit d’éducation. Dès lors que vous parlez d’éducation, par définition vous parlez d’acquis et non plus d’inné, de social et non plus de biologique. Puisque par définition, si c’est inné, vous n’avez pas besoin de l’éduquer. Vous faites des erreurs de logique assez basiques: vous êtes subjectif parce que vous prônez un modèle et l’estimez supérieur, sans aucune démonstration et sans faits pour étayer cette idée. Moi je vous dit simplement: il existe d’autres modèles qui fonctionnent. Or, pour prouver une assertion qui commence par “il existe…”, et bien il suffit d’exhiber des exemples. Et des exemples il y en a partout autour de vous, sur ce site et sur d’autres, dans notre société, dans d’autres sociétés, dans les tribus d’Amérique du Sud ou d’Afrique, etc…C’est une observation objective.

Sur la différence des sexes, il existe tout de même des vérités empiriques. Déjà, elle ne peut impliquer de façon absolue une différence des rôles sociaux puisque justement ses rôles…sont sociaux! définis et promus dans un contexte social donné, intégrés dans l’éducation par une génération sur la suivante.  Par ailleurs, on peut discuter longtemps des différences innées ou acquises entre les hommes et les femmes, il reste une vérité empirique indiscutable: on ne trouve PAS de différence psychologique/comportementale/.. absolue entre “les hommes” et “les femmes”. Tout ce que l’on trouve éventuellement ce sont des moyennes statistiques différentes pour chacun des groupes, avec toujours déviation standard importante, c’est à dire une proportion importante de chaque groupe qui s’écarte fortement de cette moyenne. Toute caractéristique dite “masculine” se retrouve en fait chez un nombre important de femmes, et est absente d’un nombre important d’hommes, et vice versa. Ce que j’essaye de vous faire comprendre c’est qu’une moyenne de groupe ne vaut pas pour un individu. Si une moyenne de classe est de 10,2/20, cela ne signifie pas que tout le monde à 10,2/20, d’ailleurs, il est même probable que personne n’ait cette note! C’est une moyenne…Donc lorsque q’un couple homme-femme particulier fait un enfant, il est fort peu probable que ce couple soit représentatif des moyennes “homme” et “femme” définies plus haut. C’est la société dans son ensemble qui est représentative des caractéristiques moyennes, pas les individus. Les individus, eux, sont représentatifs de la diversité (qui se maintient voire même augmente avec le temps et l’évolution des sociétés). Et à ce titre, les foyers homos autant que les hétéros…

En bref: “L’altérité homme-femme” perd toute définition, autre que physique, à l’échelle individuelle, c’est à dire à l’échelle de la cellule familiale perçue par un enfant donné. Si jamais elle a un sens, elle n’a de toute façon de sens qu’à l’échelle collective! ( Et encore, de nombreuses études ont montré que l’évolution des moeurs avait effacé ou fortement réduit les écarts entre hommes et femmes sur de nombreux points, ce qui montre bien l’influence du social sur ses moyennes. On constate aussi qu’elles sont variables d’une société à l’autre, etc… mais là, je suis d’accord, à chacun son avis, biologie et social ne s’excluent de toute façon pas l’un l’autre)

Pour toutes ces raisons, les critiques quant aux définitions a priori de ce que doit être un homme ou une femme ne constituent pas une négation d’une diversité, mais bien la reconnaissance d’une diversité bien plus large et bien plus complexe qui apparait dans les statistiques…Qu’il s’agisse d’un couple de deux femmes, deux hommes, ou un homme et une femme, ils ne sont pas les représentants de leurs caractéristiques de groupe. Il peut très bien y avoir plus de diversité dans le premier cas que dans le dernier…Dès lors l’idée d’imposer a priori que pour élever un enfant il faille un porteur de pénis et une porteuse vagin est une parfait contresens de ce que disent les statistiques. En toute objectivité!

Enfin, pour la PMA, vous semblez penser qu’elle doit venir régler un problème médical. Mais vous intégrez des pré-supposés sociaux sans même vous en rendre compte. Car si une femme reçoit une don de sperme parce que son mari est stérile, et bien je suis désolée, mais on ne vient pas palier un obstacle biologique ou naturel. La femme est parfaitement saine, elle pourrait très bien coucher avec un autre homme pour tomber enceinte. De plus, on ne règle rien pour l’homme, qui n’aura pas plus de lien biologique avec l’enfant que dans le cas d’une adoption, et qui restera stérile de toute façon. Ce que l’on vient palier c’est un obstacle social: importance de la fidélité dans ce couple, implications affectives de la sexualité, qui empêche la-dite femme d’aller voir ailleurs. Pour le cas de deux lesbiennes, c’est exactement le même problème que l’on entand palier. Aucune différence…

Ne soyez d’ailleurs pas si choqué que le corps médical vienne se mêler des corps sains. C’est déjà largement le cas dans le domaine de la procréation et de la sexualité: IVG, contraception, encadrement des femmes enceintes, péridurale, maintien du désir et d ela jeunesse après la ménopause etc…

Text

unsimplecurieux: Vous dites que les croyances sur la famille sont une affaire de convictions personnelles, et qu‘“il n’existe pas de réponse empiriquement vérifiable” aux questions que soulèvent les débats actuels sur l’homosexualité et l’homoparentalité. Outre le fait que je ne suis pas d’accord sur le fait que des réponses empiriques ne sont pas possibles, je voudrais tout de même noter qu’il y a une différence fondamentale entre vos croyances et les miennes, qui rejoignent celles de ceux qui souhaitent faire reconnaître les familles homoparentales: mes convinctions n’empêchent pas votre famille idéale d’exister, ma position permet à de multiples points de vue et de familles de coexister. Alors que vos convinctions érige un idéal qui oblige que toutes les autres formes de famille soient condamnés au pire, problèmatiques au mieux, c’est à dire si elles tentent de reproduire l’idéal (par exemple dans l’adoption par couple hétéro). Soyons clair: votre famille peut exister dans mon monde, mais pas la mienne dans votre monde. À dire que toutes les convinctions se valent, on en oublie quand même ce déséquilibre fondamental. D’ailleurs c’est pour ça que ça me fatigue beaucoup d’entendre des accusations de “cathophobie” être avancées comme l’équivalent des accusations d’homophobie. Il y a une inégalité profonde dans le débat tant qu’il existe actuellement: en effet, on débat du droit des familles homoparentales d’être reconnues et protégées par la loi, jamais de la validité de la norme hétérosexuelle. D’un côté, on prône une diversité des familles, qui n’empêche aucunement les gens de rester dans le modèle traditionnel s’ils le souhaitent, et de l’autre on impose un modèle précis qui exige qu’on ne reconnaisse pas d’autres modèles. Remettons un peu les choses en perspective, ce débat est peut-être philosophique pour vous, mais pas pour nous, c’est bel et bien de notre vie de tous les jours et de nos familles actuelles qu’il s’agit.

Text

Lorsque j’avais 15ans, mes parents se sont séparés sans raisons apparentes, mais au fond je savais. Lorsque m’a mère m’a annoncé qu’elle quittait mon père parce qu’elle aimais les femmes, elle était plus mal à l’aise que moi, et je lui ai dis ” je sais”, c’est deux petits mots qui voulaient en réalité dire , ” et alors??”.

Et alors?? faut-il être hétéro pour être heureux?? pour vivre normalement??

Mes parents ont chacun refait leurs vie, et lorsqu’on se moquait de ma situation familiale au lycée je répondais; ” oui mais moi je ans, peux avoir trois mamans”… et toc!!!

aujourd’hui j’ai 21, je vis avec maman, belle-maman, et ses deux fils que je qualifie (a tort certes) comme mes demis-frères. je vis comme n’importe quelle jeune femme dans une famille recomposées de part et d’autre. et contrairement à ce que certains pensent, cette situation est plus compliquée pour moi du coté de mon père que de celui de ma mère, comme quoi, c’est pas l’homosexualité qui perturbe!

A ceux qui disent que les homos ne doivent pas avoir d’enfants parce que la famille a toujours été composé de papa-maman-bébé, j’ai envie de dire que dans ce cas, il ne fallait pas autorisé le divorce, ni le sexe avant le mariage, car cette “famille idéale” n’existe plus depuis ces lois.

enfin j’ai envie de dire, ne vaut-il mieux pas deux papas ou mamans aimants, plutôt qu’un père violent et une maman alcoolo?? Comme l’a dis Vérino, humoriste d’une célèbre émission sur la 2, le père avec la bière a la main qui traite son fils de con, qu’on voit dans confession intime, il est bon lui pour un enfant??? plus que deux personnes qui se sont battu pour avoir cet enfant???

Je vais m’arrêter là car je suis intarissable d’arguments sur ce débat qui pour moi n’a pas lieu d’être. Je rajouterai seulement:

Dans le pays des droits de l’homme, dans un pays dont les mots liberté et égalité sont le crédo, quel Homme peut oser se battre pour empêcher d’autres Hommes de bénéficier des mêmes droit que lui??